PROCHAINS NUMÉROS

 

NUMÉRO 14 – ANNÉE 2020 : 

Le roman policier : lire et écrire l'enquête en Europe,

sous la direction de Michele Morselli 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS – VERSION FRANÇAISE 

 

Le n. 14 de RILUNE (novembre 2020) sera consacré à Le roman policier: lire et écrire l’enquête en Europe, et publié sous la direction de Michele Morselli.

Les propositionscomposées d’un résumé de 500 mots maximum, seront accompagnées d’une bibliographie indicative et d’une notice bio-bibliographique de 150 mots maximum, et devront être envoyées avant le 30 septembre 2019, en italien, en français ou en anglais, à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les expéditeurs sont priés de spécifier leur nom dans le sujet du e-mail et dans le document de la proposition. Les articles seront soumis à une double évaluation anonyme (double-blind peer review) et ne devront pas dépasser 40.000 signes, espaces compris. Les articles pourront être ensuite rédigés dans toute langue européenne (français, italien, anglais, espagnol allemand etc.).

L’ensemble des normes typographiques est disponible sur le site de la revue :

http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

 

Le roman policier: lire et écrire l’enquête en Europe

 

Qu'il s'agit d'un ensemble de normes auxquelles adhérer ou bien une formule narrative avec laquelle rompre définitivement, il est impossible de parler de roman policier sans se confronter avec la notion de model. Dans A Study in Scarlet (1887), Conan Doyle synthétise les tales de ratiocination de Poe avec la leçon feuilletonesque de Gaboriau; dans Le Mystère de la chambre jaune (1907), Gaston Leroux refuse la méthode d'investigation de Holmes, ouvrant ainsi la voie aux whodunità la Christie. Malgré le grand succès, cette formule est à sa fois révolutionnée par les enquêtes noirde Maigret, jusqu'aux plus récents requiemmétaphysiques pour le roman policier . Tout suggère une continuelle mort apparente pour le roman policier qui, néanmoins, n’arrête pas de resurgir de ses propres cendres, renouvelé dans ses formes et thèmes. Les exemples sont innombrables, témoignant d'une littérature vivante, en traduction, qui sélectionne et rivalise avec ses modèles, insouciante des boites hermétiquesdes littératures nationales.

En même temps, le polar est également synonyme d'identité et appartenance : il décrit des procédés judiciaires et d'investigation différents d'un pays à l'autre, raconte des enquêtes intimement liées à la vie politique et historique du pays (Vázquez Montalbán), dénonce des formes de criminalité indissociables d'un milieu socio-économique spécifique (Sciacia), ou encore choisit des cadres évoquant une esthétique bien définie (voir les Oslo ou Stockholm gothiques des polars scandinaves). Pour cette double tension entre particularismes nationaux et lisibilité internationale, le roman policier pourrait ainsi constituer un outil privilégié pour étudier l'ensemble des littératures européennes dans leur statut le plus ambigu : une perpétuelle suspension entre l'appartenance à un contexte culturel et une réception élargie, consciente d'une continuité littéraire profonde. De même le roman policier : un genre à frontières instables, dont les formes sont constamment renouvelées, qui raconte les réalités les plus particulières tout en se vendant dans les kiosques des gares de l'Europe entière. On voudrait ainsi essayer de cueillir cette forme narrative entre singularité et norme, adéquation et subversion, transparence et intraduisible. Un genre que l'on écrit et on lit différemment dans chaque pays, et qui de même garde une lisibilité partagée, qu'elle soit le produit d'un plagiat, d'un malentendu, d'une adaptation ou d'une précise stratégie commerciale.

Tout en privilégiant une perspective comparatiste, toute approche méthodologique est la bienvenue. La Rédaction se propose de suggérer quelques domaines ou thématiques de recherche, strictement non essentielles pour l'acceptation des propositions. Histoire de la littérature : divergences et continuités entre différents modèles de roman policier, du XIXeau XXIesiècle ; évolution des procédés formels, structurels ou thématiques liés à un sous-genre particulier de polar. Théorie de la littérature : théorie des genres littéraires ; théorie de l'effet narratif et de la réception ; théorie de la sérialité. Adaptations trans-sémiotiques et génériques : le roman policier et les arts : cinéma, théâtre, arts visuels, bande dessinée etc. ; le polar comparé à d'autres genres d’enquête : le reportage, la littérature judiciaire, les biographies et les autobiographies policières etc. ; réécritures post-modernes des grands classiques du roman policier.Traductologie : la transparence et l'intraduisible du roman policier en traduction ; adaptations fonctionnelles et (dis)continuités entre contexte source et cible. Études culturelles/postcoloniales/de genre (gender) : le roman policier entre subalterne et dominant, altérité et identité.

 

Calendrier

 

Envoi des propositions: avant le 30 septembre 2019

Notification de l'acceptation des propositions: avant le 30 octobre 2019

Envoi des articles: avant le 31 janvier 2020

Notification de l'acceptation des articles: avant le 31 mars 2020

Envoi de la version finale des articles: avant le 30 juin 2020

Publication: avant le 30 novembre 2020

 

 

CALL FOR PAPERS – ENGLISH VERSION  

 

Number 14thof RILUNE (November 2020) will be dedicated to The detective novel: reading and writing detection in Europe. Editor in chief: Michele Morselli. 

Proposals – in Italian, French or English – should be submitted by September, the 30th2019 to Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Proposals should not exceed 500 words and should include a bibliography and a bio-bibliography of no more than 150 words. Please specify name and surname in mail subject and file. All selected articles will be subjected to a procedure of double-blind peer review. Articles should not exceed 40.000 characters (including spaces). Contributions should be written in one of the European languages (French, Italian, English, Spanish, German, etc.).

Editorial guidelines are available online at : 

http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

 

The detective novel: reading and writing detection in Europe

 

Presented as a set of rules or a formula to make a radical break with, it is impossible to conceive detective novel without considering the concept of model. With A Study in Scarlet(1887), Conan Doyle synthesizes Poe's tales of ratiocination with Gaboriau's model; in Le Mystère de la chambre jaune(1907), Gaston Leroux refuses Holmes' method leading the way to the modern, Agatha Christie's whodunit. Notwithstanding its worldwide success, the enigma novel is subverted by Maigret's noirinvestigations, revolutionized in turn by the metaphysical requiemfor the detective novel of the late 1950s. Everything suggests a continuous, apparent death for the detective novel, which is nevertheless constantly raising from its own ashes, renewed in forms and themes. Examples are countless. And they testify of a living, circulating literature, selecting and rivaling with its models disregarding the leak-proof containers of national literatures.

On the other hand, the detective novel is also synonym of identity and belonging: it describes juridicial and investigative processes that differ from a country to another; investigations relied to the political or cultural history of the country (Vázquez Montalbán); crimes being the result of a particular socio-economical context (Sciascia); or else, cities that are relied to a specific aesthetic (for instance, the gloomy, gothic Stockholm or Oslo in the Scandinavian detective novel).

For its constant, double tension – between national particularism and international readability - we think that the detective novel could represent a preferred tool to investigate European literatures in their most problematic status: a perpetual suspension between the belonging to a literary marked-up context and the awareness of a deeper, trans-national continuity in reception. So is the detective novel: a genre whose boundaries are unstable, constantly renewed in formulas, describing the most specific, cultural and literary contexts although being sold in every kiosk of European train stations and airports. We want to seize this fascinating, narrative genre between singularity and conformity, adaptability and subversion, transparency and untranslatability. A genre that is written and read differently from country to country, although conserving a shared, wider readability, being it the outcome of plagiarism, readjustment, misconception or a specific market strategy.

Although preferring a comparative perspective, every methodological approach is welcome. The editorial board is pleased to suggest some research fields and subjects, although strictly non-decisive for papers' acceptance. Literary history: divergencies and continuities between national models, throughout the 19th, 20thand 21stcentury; evolution of formal, thematic or structural patterns of specific detective novel's sub-genres. Literary theory: theory of narrative genres; theory of reception and narrative effect; theory of seriality.Trans-semiotic or generic adaptations: the detective novel and the arts (music, theatre, cinema, visual arts, comics); the detective novel compared to other forms of literary investigations: investigative journalism, police diaries and autobiographies etc; post-modern rewritings the detective novel's classics. Translation studies: transparency and untranslatability of detective novel from source to target context; discontinuities and functional adaptations in different cultural contexts. Cultural/Gender/Post-colonial studies: the detective novel as symptom of subalternity and dominance, alterity and identity.

 

Deadlines

 

Submission of proposals: by September, the 30th 2019.

Note of acceptance to prospective contributors : by October, the 30th2019.

Submission of contributions: by January, the 31st2020.

Note of acceptance of the contributions: by March, the 31st2020.

Submission of final manuscripts: by June, the 30th2020.

Publication date: by November, the 30th2020.

 

 

CALL FOR PAPERS – VERSIONE ITALIANA 

 

Il n. 14 di Rilune (novembre 2020) sarà dedicato a Il romanzo poliziesco: leggere e scrivere l'indagine in Europa, e pubblicato sotto la direzione di Michele Morselli.

Le proposte, composte da un riassunto di massimo 500 parole, dovranno essere accompagnate da una bibliografia indicativa e da una notizia bio-bibliografica di massimo 150 parole, e dovranno essere inviateprima del 30 settembre 2019, in italiano, francese o inglese al seguente indirizzo:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Si prega di specificare nome e cognome nell'oggetto dell'e-mail e nel documento allegato. Gli articoli saranno sottoposti a una doppia valutazione anonima (double-blind peer review) e non dovranno superare i 40.000 caratteri, spazi compresi. Gli articoli potranno poi essere redatti in qualsiasi lingua europea (francese, italiano, inglese, spagnolo, tedesco etc.).

L'insieme delle norme tipografiche è disponibile sul sito della rivista:

http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

 

Il romanzo poliziesco: leggere e scrivere l'indagine in Europa

 

Che si tratti di un insieme di norme a cui adeguarsi, una formula a cui rendere omaggio o con cui rompere radicalmente, è impossibile parlare di romanzo poliziesco senza affrontare la questione del modello. Con A Study in Scarlet (1887), Conan Doyle sintetizza la tale of ratiocinationdi Poe e il modello d'appendice di Gaboriau; nel Mystère de lachambre jaune(1907), Gaston Leroux rifiuta il metodo di Holmes aprendo la strada alwhodunità laAgatha Christie. Nonostante il grande successo, questa formula sarà a sua volta sovvertita dalle indagininoirdi Maigret, per giungere fino ai requiemmetafisici per il poliziesco degli anni Cinquanta. Tutto suggerisce una continua morte apparente per il poliziesco, che continua però a risorgere dalle sue ceneri, rinnovato per temi ed espedienti. Gli esempi sono innumerevoli. E testimoniano di una letteratura circolante, in traduzione, che seleziona e rivaleggia con i suoi modelli incurante dei contenitori a chiusura ermetica delle letterature nazionali.

Inversamente, il poliziesco è anche sintomo di identità e appartenenza : racconta procedimenti giuridico-investigativi differenti da paese a paese, riflette realtà d'indagine intimamente legate con la vita politica della nazione (Vázquez Montalbán);denuncia forme di criminalità imprescindibili dal loro quadro socio-economico (Sciascia); regala ambientazioni inequivocabilmente riconducibili a un'estetica precisa (si pensi alle gotiche Oslo o Stoccolma dei polizieschi scandinavi).

Per questa sua costante doppia tensione – tra particolarismo nazionale e leggibilità internazionale – crediamo che il romanzo poliziesco possa costituire uno strumento di lavoro privilegiato per l'investigazione delle letterature europee nel loro statuto più problematico: una perpetua sospensione tra l'appartenenza a un contesto culturalmente connotato e una ricezione ampia, consapevole di una continuità letteraria di fondo. Così è il poliziesco: un genere dai confini instabili, dalle forme costantemente rinnovate, soggetto a raccontare le realtà più particolari e al contempo ad affollare indistintamente le edicole di ogni stazione d'Europa. Vogliamo quindi tentare di cogliere questa forma letteraria tra particolarità e conformismi, adeguamento e sovversione, trasparenze e intraducibilità. Un genere che si scrive e si legge diversamente da paese a paese, e che pure conserva una leggibilità condivisa, sia essa il prodotto di plagio, riadattamento, malinteso o di una specifica strategia di marketing.

Pur privilegiando una prospettiva comparatistica, qualsiasi approccio metodologico è il benvenuto. La Redazione si permette di suggerire alcuni ambiti e tematiche di ricerca, strettamente non determinanti per la selezione delle proposte. Storia della letteratura: divergenze e continuità tra modelli nazionali, dal XIX al XXI secolo; evoluzione dei procedimenti strutturali, formali o tematici legati a forme specifiche del poliziesco; Teoria della letteratura: teoria dei generi letterari; teoria della ricezione e dell'effetto; teoria della serialità. Adattamenti trans-semiotici e generici : rapporto tra il poliziesco e le arti: musica, pittura, cinema, teatro, fumetto ; il poliziesco a confronto con le altre forme dell'inchiesta: reportage, inchiesta giudiziaria, diari e autobiografie poliziesche etc.; riscritture post-moderne dei classici del romanzo poliziesco. Traduttologia: intraducibilità e trasparenza del poliziesco; (dis)continuità e adattamenti funzionali tra contesto sourcee target.Studi culturali/post-coloniali/di genere (gender): il poliziesco come espressione di forme di subalternità e dominanza, alterità e identità.

 

Calendario

 

Invio delle proposte: prima del 30 settembre 2019

Notifica dell'accettazione delle proposte: prima del 30 ottobre 2019

Invio degli articoli: prima del 31 gennaio 2020

Notifica dell'accettazione degli articoli: prima del 31 marzo 2020

Invio della versione finale degli articoli: prima del 30 giugno 2020

Pubblicazione: prima del 30 novembre 2020

 

 

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NUMÉRO 13 – ANNÉE 2019 : 

Éros : représentations et métamorphoses,

sous la direction de Walter Alberisio, Giorgia Ferrari, Valeria Morabito et Josmary Santoro 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS – VERSION FRANÇAISE 

 

Le n. 13 de RILUNE (novembre 2019) sera consacré à : Éros : représentations et métamorphoses et publié sous la direction de Walter Alberisio, Giorgia Ferrari, Valeria Morabito et Josmary Santoro.

Les propositions, composées d’un résumé de 500 mots maximum, seront accompagnées d’une bibliographie indicative et d’une notice bio-bibliographique de 150 mots maximum, et devront être envoyées avant le 15 septembre 2018, en italien, en français ou en anglais à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les articles seront soumis à une double évaluation anonyme (double-blind peer review) et ne devront pas dépasser 40.000 signes, espaces compris. Les articles pourront être ensuite rédigés dans toute langue européenne (français, italien, anglais, espagnol allemand etc.).

L’ensemble des normes typographiques sont disponibles sur le site de la revue : http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

  

Éros: représentations et métamorphoses 

 

La figure d’Éros est présente dans la pensée occidentale de l’Antiquité à nos jours. Le « daemon » de Platon, tel qu’il nous est présenté dans le Banquet (et plus tard dans le Phèdre) par les divers convives, pont vers le divin, voie vers la Vérité, ne cessera de refaire surface au long des siècles, changeant cependant de formes et, surtout, pouvant être connoté de manière positive ou négative selon les différentes époques et les différentes cultures. Démon nocturne pour les moines du désert, angelot décochant ses flèches pendant la période néo-classique, pulsions de vie pour la psychanalyse, Éros mute, se déguise apparaît et réapparaît sous des formes diverses dans l’histoire. Cette vivacité est aisément compréhensible, car qui parle de l’éros parle de l’amour: filia, agape, amore, ou encore love ou Liebe, peu importe de quelle façon nous entendons ce mot, nous nous retrouvons toujours à parler de notre désir, de nos pulsions, de notre intimité, arguments problématiques et centraux du système de pensée occidental qui connaîtront force représentations dans les diverses formes d’art et, bien entendu, dans la littérature. Considérons les tragédies néo-classiques, les amours déchirés des romantiques, l’érotisme surréaliste ou encore le problème de l’incommunicabilité dans le monde moderne et postmoderne : quel auteur n’a pas traité des conséquences de l’amour et du désir?

Denis de Rougemont, dans son essai L’amour et l’Occident (1956), note combien l’individu occidental est obsédé, généralement à son insu, par une forme d’amour qui a pour origine le mythe de Tristan et Yseult. Cette représentation d’un amour maudit chaste et malheureux se profile effectivement dans d’innombrables œuvres littéraires, du Moyen Âge au XXI siècle, montrant ainsi combien l’imaginaire occidental, et par conséquent ses productions artistiques, se placent sous le signe de l’éros (qui est souvent un éros conduisant les amants à leur perte). Les possibilités d’analyses littéraires ont été en outre enrichies par différents courants scientifiques durant l’ère moderne, notamment grâce à Freud qui fait entrer l’éros dans le champ de la psychanalyse (Freud, 1905) et de ses successeurs (Jung, 1926; Lacan, 1966) qui actualiseront la pensée freudienne, et ce notamment en ce qui concerne la théorisation de l’amour et du désir. De là, l’éros passera aux domaines de la philosophie (Marcuse, 1955; Fromm, 1956 ; Deleuze et Guattari, 1972; Girard, 1961) et de la sociologie (Baudrillard, 1970 ; Bauman, 2003), l’étude du désir demeurant, comme nous l’avons dit, un élément central de l’imaginaire moderne. Les Cours au Collège de France de Michel Foucault (1975, 1981) soulignent eux aussi l’importance du désir dans la construction de la pensée occidentale, en illustrant entre autres comment, de la Grèce antique à nos jours, le désir est devenu peu à peu herméneutique du sujet, facteur déterminant qui pourrait également nous permettre de porter un nouveau regard sur les œuvres littéraires que nous analysons. Plus proches de nous, les discussions récentes liées aux Gender studies et aux Women studies (Irigaray, 1984; Butler, 1990; Braidotti, 1994; Lorde, 2005) ont à nouveau alimenté le débat en proposant des pistes inédites quant à la constitution du sujet et de son désir.

D’un point de vue littéraire-comparatiste, le numéro 13 de RILUNE se propose d’enquêter sur les différentes représentations de l’éros, entendu comme désir (également dans sa connotation charnelle) ou tension, qui abondent depuis des siècles dans les littératures européennes.

Dans cette optique seront appréciées les publications :

– Qui s’intéressent à des œuvres littéraires provenant de zones linguistiques et culturelles différentes et/ou de diverses époques afin de pouvoir observer les transformations et les évolutions des figures de l’éros.

– Qui privilégient une approche transdisciplinaire, la thématique choisie offrant de nombreuses possibilités d’analyses différentes. Pensons par exemple à l’éros dans les arts et la littérature.

– Les articles pourront traiter de tous les genres littéraires existant sans exception (roman, poésie, théâtre, bande-dessinée etc.)

Le nombre de questions pouvant orienter une telle recherche étant considérable, nous nous permettons d’en suggérer quelques-unes :

  1. Comment a été réélaboré ce topos qu’est l’éros? Sous quelles formes se manifeste-t-il à travers le temps et l’espace? Comment est-il connoté au gré des différentes époques et des différentes cultures? Lui est-il déjà arrivé de disparaître totalement de la scène littéraire? Comment les écrivains ont-ils alors réagi face à la censure?
  2. Quelles informations nous donnent ces représentations sur le monde littéraire d’une époque et d’une zone linguistique déterminées?
  3. À la lumière des Gender et Women studies, comment la littérature traite-t-elle de la constitution de l’individu par rapport à sa différence sexuelle
  4. Si l’on se penchait sur un genre plus proche des contes et de la tradition orale, quelle serait alors la valeur initiatique de l’éros?

Il ne s’agit là que de quelques pistes, chaque contribution apportant de nouvelles idées au débat sera la bienvenue.

 

Calendrier

 

Envoi des propositions : avant le 15 septembre 2018
Notification de l’acceptation des propositions : avant le 15 octobre 2018
Envoi des articles : avant le 31 janvier 2019
Notification de l’acceptation des articles et éventuelles demandes de modifications : avant le 31 mars 2019
Envoi de la version finale des articles : avant le 30 juin 2019
Publication : novembre 2019​

 

 

CALL FOR PAPERS – VERSIONE ITALIANA 

 

Il n. 13 (novembre 2019) di RILUNE sarà dedicato a Eros: rappresentazioni e metamorfosi. La direzione del n. 13 è a cura di Walter Alberisio, Giorgia Ferrari, Valeria Morabito e Josmary Santoro.

Le proposte, che potranno essere redatte in lingua italiana, francese o inglese, devono essere inviate entro il 15 settembre 2018 al seguente indirizzo: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Le proposte non potranno superare le 500 parole e dovranno essere accompagnate da una bibliografia essenziale e da una nota bio-bibliografica di massimo 150 parole. Tutti gli articoli selezionati saranno soggetti a un anonimo processo di peer-review e non dovranno superare le 40.000 battute, spazi inclusi. Gli articoli potranno essere redatti in una delle lingue europee (francese, italiano, inglese, spagnolo, tedesco, ecc).

Tutte le norme editoriali sono disponibili sul sito della rivista:  

http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

 

Eros: rappresentazioni e metamorfosi

 

La figura di Eros è sempre stata presente nel pensiero e nell’estetica occidentali, dall’antichità fino ai giorni nostri. Il “daimon” di Platone, come ci viene presentato nel Simposio (e, più tardi, nel Fedro) dai diversi convitati, ovvero ponte verso il divino, via della Verità, riaffiora nel corso dei secoli, cambiando tuttavia forma e, soprattutto, connotandosi in maniera positiva o negativa a seconda delle diverse epoche e culture. Demone notturno per i monaci del deserto, cherubino con arco e frecce nel periodo neoclassico, pulsione di vita nella teoria psicoanalitica, Eros muta e si traveste continuamente. Una tale vivacità è facilmente comprensibile alla luce del fatto che chi parla di eros parla d’amore: filia, agape, amour, o ancora, love o Liebe, a prescindere dall’accezione che diamo a questa parola, si tratta di pensare il desiderio, le pulsioni e l’intimità, argomenti tanto centrali quanto problematici nel sistema di pensiero occidentale, che hanno conosciuto molteplici rappresentazioni nell’arte e nella letteratura. Prendiamo in considerazione le tragedie neoclassiche, gli amori strazianti dei romantici, l’erotismo surrealista, il problema dell’incomunicabilità nell’era della postmodernità: quale autore non ha trattato le conseguenze dell’amore e del desiderio?

Denis de Rougemont, nel suo saggio L’amour et l’Occident (1956), fa notare come l’individuo occidentale sia ossessionato, generalmente a sua insaputa, da una forma d’amore che trova origine nel mito di Tristano e Isotta. Questo tipo di amore maledetto, casto e infelice fa la sua comparsa in innumerevoli opere letterarie, dal medioevo sino al XXI secolo, mostrandoci come l’immaginario occidentale, e di conseguenza la sua produzione letteraria e artistica, si possano collocare sotto il segno di eros. Le possibilità di analisi letteraria sono state inoltre arricchite da diverse correnti scientifiche durante il periodo moderno, specialmente dalla corrente psicoanalitica di Freud, che ha introdotto l’eros nel campo della psicoanalisi (Freud, 1905), e dei suoi successori (Jung, 1926; Lacan, 1966), che ne hanno attualizzato il pensiero, in particolar modo per quanto riguarda la teorizzazione dell’amore e del desiderio. L’eros è poi passato ai domini della filosofia (Marcuse, 1955; Fromm, 1956; Girard, 1961; Deleuze e Guattari, 1972) e della sociologia (Baudrillard, 1970; Bauman, 2003), discipline che hanno contribuito a perpetuare la centralità del desiderio nell’immaginario moderno. Michel Foucault (1975, 1981), nei Cours au Collège de France, ha dimostrato come, dall’antica Grecia ai giorni nostri, il desiderio è diventato parte dell’ermeneutica del soggetto, dando così l’impulso a nuove prospettive di critica letteraria. Più recentemente, le discussioni legate ai Gender studies e ai Women’s studies (Irigaray, 1984; Butler, 1990; Braidotti, 1994; Lorde, 2005) hanno creativamente alimentato il dibattito, proponendo teorie inedite riguardo alla costituzione del soggetto e del suo desiderio.

Il numero 13 di RILUNE si propone di investigare le diverse rappresentazioni dell’eros, inteso come desiderio - anche nella sua accezione carnale - o tensione, che abbondano da secoli nelle letterature europee.

In una tale ottica, saranno apprezzati i contributi:

– che riguardano opere letterarie provenienti da diverse zone linguistiche e culturali e/o da diverse epoche storiche, al fine di osservare le trasformazioni e le evoluzioni delle figure dell’eros;

– che privilegiano un approccio transdisciplinare.

Le opere analizzate potranno appartenere a qualsiasi genere letterario (romanzo, poesia, teatro, fumetto, ecc.).

Vista la considerevole varietà di questioni in grado di orientare una tale ricerca, ci permettiamo di suggerirne alcune:

  1. Com’è stato rielaborato il topos dell’eros? Sotto quali forme si è manifestato attraverso il tempo e lo spazio? Come viene connotato a seconda delle diverse epoche e delle diverse culture? Si è mai riscontrata una sua totale assenza dalla scena letteraria? Come hanno reagito gli scrittori alla censura?
  2. Quali informazioni ci forniscono le rappresentazioni dell’eros sul mondo letterario di un’epoca e di una zona linguistica determinate?
  3. Alla luce dei Gender e dei Women’s studies, in che modo la letteratura si occupa della costituzione dell’individuo e del suo desiderio sulla base della differenza sessuale?
  4. Pensando a un genere più vicino alla tradizione orale, per esempio, quale sarebbe il valore iniziatico dell’eros?

Queste sono solo alcune delle possibili linee interpretative. Saranno benvenuti i contributi che apporteranno nuove idee al dibattito accademico internazionale sul tema.

  

Calendario

 

Invio delle proposte: entro il 15 settembre 2018

Notifica dell’accettazione delle proposte: entro il​ 15 ottobre 2018

Invio degli articoli: entro il 31 gennaio 2019

Notifica dell’accettazione degli articoli ed eventuali richieste di modifiche: entro il 31 marzo 2019

Invio della versione definitiva degli articoli: entro il 30 giugno 2019

Pubblicazione: novembre 2019

 

 

CALL FOR PAPERS – ENGLISH VERSION 

 

Number 13 of RILUNE (November 2019) will be dedicated to Eros: Representations and Metamorphoses. Editors in chief: Walter Alberisio, Giorgia Ferrari, Valeria Morabito, Josmary Santoro.

Proposals – in Italian, French or English – should be submitted by 15 September 2018 to Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Proposals should not exceed 500 words and should include a bibliography and a bio-bibliography of no more than 150 words. All selected articles will be subjected to a procedure of double-blind peer review. The maximum length of the article should not exceed 40.000 characters (including spaces). The articles should be written in one of the European languages (French, Italian, English, Spanish, German, etc.) Editorial guidelines are available online at http://www.rilune.org/images/informations/Normes_typographiques_RILUNE.pdf.

 

Eros: Representations and Metamorphoses 

 

Eros, as a character and as a concept, has been an essential part of Western culture since ancient times. Plato’s “daemon”, introduced in the Symposium and in the Phaedrus as a way to the Truth and the Divine, has never ceased to reappear in different forms throughout the ages, and to acquire either positive or negative meanings over time and across cultures. Perceived as a tantalising demon by the monks of the desert, represented as a shooting cherub by neoclassical artists, regarded as a vital impetus in psychoanalytic theory, Eros has been changing constantly. Its vitality can be accounted for easily, in that whoever talks about Eros talks about love. Indeed, whatever the word we use to denote it – philia, agape, amour, amore, Liebe –, we are commonly referring to our desires, our impulses, our intimacy, which are aspects that have always been central and problematic in Western society, and which have inspired the works of countless artists and authors. From the tragic love stories of our literary past, to the Romantics’ description of the pains of love; from the Surrealists’ artworks of the 20th century, to the lack of communication characteristic of our postmodern era, there is hardly any author, artist, or thinker who has not dealt with the themes of love and desire.

As Denis de Rougemont has observed in L’amour et l’Occident (1956), Western civilisation has been obsessed with a type of cursed, chaste, and unhappy love originating from the myth of Tristan and Iseult and permeating its literary and artistic production since the Middle Ages. In the 20th century different methods of research started to be applied to the analysis of literary texts, noticeably the psychoanalytic method established by Freud – who was the first to discuss Eros in psychoanalytic terms (Freud, 1905) – and modernised by his successors (Jung, 1926; Lacan, 1966), particularly with respect to love and desire. Thereafter, Eros has been investigated by philosophers (Marcuse, 1955; Fromm, 1956; Girard, 1961; Deleuze and Guattari, 1972) and sociologists (Baudrillard, 1970; Bauman, 2003), who have continued to regard desire as a central component of our modern consciousness, whereas Michel Foucault, in his Cours au Collège de France (1975, 1981), has pointed out how desire has developed, since ancient times, into a hermeneutics of the subject. More recently the debate has livened up thanks to the contribution of Gender studies and Women’s studies (Irigaray, 1984; Butler, 1990; Braidotti, 1994; Lorde, 2005), with their compelling arguments about the formation of the subject and of his/her desire.

Number 13 of RILUNE aims at investigating the many representations of Eros – Eros as (erotic) desire and/or as a powerful force – abounding in the literatures of Europe throughout history.

In this light, priority will be given to articles that:

  • analyse works of literature (novels, poems, dramatic texts, comic books, etc.) that come from different cultural and linguistic areas and/or from different ages, in order to observe Eros’ transformations and evolution;
  • present a transdisciplinary approach to the topic at hand.

Articles may try to answer the following questions:

  1. How has the theme of Eros been reworked? In what forms has it manifested itself across time and space? How has it been characterised over time and across cultures? Is there a time when it disappeared from the literary landscape? How have the authors dealt with censure?
  2. How do representations of Eros define the literature of an age and of a linguistic area?
  3. Drawing upon Gender and Women’s studies, how has the relationship between one’s identity formation and the issue of sexual difference been treated in literature?
  4. Taking into account the oral tradition, what could be the value of Eros in the initiation rites?

In addition to such questions, the editors will welcome articles that will add something new to the debate.

 

Important dates

 

Submission of proposals: by 15 September 2018

Notification of acceptance to prospective contributors: by 15 October 2018

Submission of individual articles to the editors: by 31 January 2019

Notification of acceptance of the articles: by 31 March 2019

Submission of final manuscripts: by 30 June 2019

Publication: November 2019