Dell’Arte della Guerra en tiempos de memoria histórica. Traducir a Maquiavelo al español de hoy

DOI : 10.17457/RIL10_2016.MOR

María J. Rodrigo Mora (Università di Bologna)

Dell’Arte della Guerra en tiempos de memoria histórica. Traducir a Maquiavelo al español de hoy

Dell’Arte della guerra (1519-1520, 1re éd. 1521), complète la trilogie des grands traités politiques de Machiavel, parmi lesquels les plus fameux Il Principe et les Discorsi sopra la prima deca di Tito Livio. En Espagne, le succès de l’ouvrage fut immédiat : effectivement, la première version dans une langue étrangère, bien que légèrement modifiée, fut publiée en espagnol en 1536, sous le titre Tratado de re militari, sous la direction du capitaine Diego de Salazar. Manuel Carrera Díaz, célèbre italianiste de l’Université de Séville, en lançant un précis procédé d’adaptation du style de Machiavel au lecteur d’aujourd’hui, a proposé en 2008 la quatrième édition de sa traduction espagnole modernisée et achevée en 1998. Dans notre article, nous avons choisi d’établir un lien entre, d’un côté, la synchronisation discursive concernant les affirmations du traité et, de l’autre, ses traits narratologiques et historiographiques qui sont également présents dans le récent débat sur la récupération de la notion de la soi-disant mémoire historique.
Mots-clés : traduction, Machiavel, guerre, dialogue, polysystème

Dell’Arte della guerra (1519-1520, 1st ed. 1521), is the final part of Machiavelli’s well-known trilogy of political treaties including Il Principe and I Discorsi sopra la prima deca di Tito Livio. The treaty was an immediate success: its first translation into a foreign language, although reelaborated to a certain extent, was published in Spanish in 1536 – Tratado de Re militari – under the supervision of captain Diego Salazar. By launching in 2008 the precise project of adapting Machiavelli’s style to the modern reader, the well-known Italianist at the University of Sevillle, Manuel Carrera Diaz, published the fourth revised edition of his translation of Machiavellian treatise into Spanish first released in 1998. This paper aims at investigating the link between the discursive synchronization, as far as the basic statements of the treaty are concerned, and its historiographical and narratological characteristics, which are also the subject of the recent debate on the retrieval of the notion of the so-called historical memory.
Keywords : translation, Machiavelli, war, dialogue, polysystem 


 

Ritraduzioni di un classico francese sulla guerra: Le Feu di Henri Barbusse in italiano

DOI : 10.17457/RIL10_2016.REG

Fabio Regattin (Università di Bologna)

Ritraduzioni di un classico francese sulla guerra: Le Feu di Henri Barbusse in italiano

L’article explorera la série retraductive italienne d’un des grands ouvrages classiques sur la Première Guerre mondiale, Le Feu : journal d’une escouade d’Henri Barbusse. Publié tout de suite après la fin du conflit, ce texte a fait l’objet de trois traductions italiennes, toutes intitulées Il fuoco : il s’agit de la traduction de Giannetto Bisi, publiée par Sonzogno en 1918, de celle de Lorenzo Ruggiero, publiée par l’éditeur Kaos (2007) et enfin de la traduction, très récente, de Adele Maltesi (Castelvecchi, 2014 ; Elliot, 2015). Dans l’article on en analysera, en premier lieu, les aspects éditoriaux et paratextuels (à la lumière des concepts du « moment aigu » de Gambier et de « active/passive retranslation » de Pym) et ensuite ceux plus proprement traductifs, afin de mettre à l’épreuve l’ « hypothèse retraductive » formulée par Antoine Berman et Paul Bensimon dans deux contributions fondamentales publiés en 1990 sur la revue Palimpsestes.
Mots-clés : Henri Barbusse, traduction, Berman, Bensimon, Gambier, Pym

This paper explores the Italian translations of one of the greatest masterpieces inspired by the First World War, Le Feu : journal d’une escouade by Henri Barbusse. Published right after the end of the conflict, this book has seen three Italian translations, all entitled Il fuoco: the first one by Giannetto Bisi, published by Sonzogno in 1918, the second by Lorenzo Ruggiero, published by the editor Kaos (2007) and the third and most recent translation by Adele Maltesi (Castelvecchi, 2014; Elliot, 2015). In the paper we firstly examine the editorial and para-textual aspects (in the light of the concepts of “moment aigu” by Gambier and of “active/passive retranslation” by Pym), then we’ll focus on the translation in the strict sense, in order to test the “retranslation hypothesis” theorised by Antoine Berman and Paul Bensimon in two fundamental contributions published in 1990 on the magazine Palimpsestes.
Keywords : Henri Barbusse, translation, Berman, Bensimon, Gambier, Pym


 

La polifonía en Territorio comanche de Arturo Pérez-Reverte y en su traducción italiana

DOI : 10.17457/RIL10_2016.ALA

Ana Pano Alamán (Università di Bologna)

La polifonía en Territorio comanche de Arturo Pérez-Reverte y en su traducción italiana

Cet article vise à explorer les principales modalités de reproduction du discours dans le roman-reportage Territorio Comanche (1994), de l’écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte, et dans sa traduction vers l’italien, réalisée par Ilide Carmignani (1999). Il s’agit de comprendre comment, dans ce roman sur la guerre des Balcans, les citations directes, indirectes et mixtes de plusieurs énoncés permettent à l’auteur de mener le lecteur dans les temps et chez les protagonistes de ce « territoire comanche » où il vaut mieux ne pas s’y aventurer. Il y est question aussi de voir comment cette stratégie consent à l’auteur d’approfondir la dynamique d’une guerre, celle de l’ex-Yougoslavie, dont il offre une représentation dépouillée de toute morale.
Mots-clés : roman-reportage, envoyé de guerre, polyphonie, Yougoslavie, traduction

This paper aims to explore the main modalities of reported speech present in the novel-reportage Territorio comanche (1994), by the Spanish writer Arturo Pérez-Reverte, and in its translation into Italian by Ilide Carmignani (1999). The analysis, focused on a novel about the Balkan war, will show how direct, indirect and mixed reported speeches allow the author to introduce the reader to the historical period and the characters of this Comanche territory, a land it is better not to venture in. The study also aims at explaining how this strategy allows the author to deepen the dynamics of the former Yugoslavia war, of which he offers a representation stripped of morality.
Keywords : novel-reportage, war correspondant, polyphony, Yugoslavia, translation