Una camera piena di silenzio : André Malraux e la musica

DOI : 10.17457/RIL/15_2021.BAS

Artin Bassiri Tabrizi (Université Sorbonne Nouvelle) 

Una camera piena di silenzio : André Malraux e la musica

FR Les écrits d’André Malraux sont traversés de termes musicaux et de comparaisons avec la musique. Cet art semblerait supérieur à tous les autres, en raison de sa capacité de transcender le langage. Cela est encore plus remarquable si l’on considère que Malraux n’a jamais consacré aucun essai à cette discipline. Non seulement : d’après les mots de Jean-François Lyotard, le son représente pour Malraux la possibilité de thématiser une totale aliénation du Moi, cette même expérience d’un « Je-sans-moi » dont il parle dans Lazare, alors qu’il est hospitalisé. Il existe un moment musical qui précède notre écoute, qui l’excède même, et qui nous effraye car “inhumain”. Dans cette contribution on cherchera à reconstruir cette ambivalence d’approches, en montrant comment ces perspectives émergent d’un côté dans Les voix du silence et de l’autre côté dans ses romans.

Mots-clés : musique, Malraux, son, Lyotard, moi.

EN André Malraux's writings are full of musical terms and comparisons with music. This art seems to be superior to all the others, thanks to its capacity to transcend language. This is particularly remarkable when one considers that Malraux never dedicated any essay to this discipline. Not only that : following what Jean-François Lyotard argues, sound represents for Malraux the possibility of thematising a total alienation of the ego, that experience of an « I-without-me » that he mentions in Lazarus, while his hospitalisation. There exists a musical moment which precedes our listening, which even exceeds it and frightens us because “inhuman”. We will attempt to reconstruct this ambivalence of approach, showing how these perspectives emerge in Les voix du silence and in the novels.

Keywords : music, Malraux, sound, Lyotard, myself.